Bulletin d'info octobre 2010

Publié le par Editions Bérénice

Éditions BÉRÉNICE                                                                                Octobre 2010 

11 rue de la Glacière

75013 Paris

fax : 09 57 98 13 49

editions.berenice@gmail.com

 

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Chers amis, chers lecteurs,

 

La saison 2 des éditions Bérénice a vu le jour en septembre 2009 avec la création de la collection Élan et la parution de livres de poésie et de théâtre.

 Nous avons depuis publié au printemps un essai historique, qui a obtenu le prix Mahaut d’Artois, écrit par un jeune historien, Alexandre Cousin :

  

Philippe Lebas & Augustin Robespierre,

deux météores dans la Révolution française

 

Ce livre est une invitation à vivre la Révolution française aux côtés de deux jeunes hommes, Augustin Robespierre et Philippe Lebas, originaires du Pas-de-Calais, qui seront des acteurs dévoués de la toute jeune République. Deux hommes qui, le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794), décident, l'un après l'autre, de partager le sort de l'Incorruptible Maximilien Robespierre, condamné à mort par la Convention.

En retraçant le parcours et l'engagement de ces deux députés « anonymes », l'effervescence des débats politiques, la guerre aux frontières où les armées coalisées de toute l'Europe affrontent les « armées révolutionnaires », Alexandre Cousin décrypte l'idéal révolutionnaire de ces deux météores et propose un regard dynamique sur une période fondamentale de notre Histoire. Issu d'un travail de recherche, ce livre ne raconte pas l'histoire, il la fait vivre.

Ce livre s’adresse à tous les passionnés d’Histoire, particulièrement à ceux de la Révolution française. Par son approche, cet ouvrage intéressera également tous les lecteurs désireux d’aborder les fondements de notre système politique et la naissance de la politique contemporaine.

 

L’AUTEUR : Alexandre Cousin a 25 ans et habite Arras. Syndicaliste étudiant, il est actuellement doctorant à l’Institut d’Histoire de la Révolution française de la Sorbonne. Philippe Lebas et Augustin Robespierre, deux météores dans la Révolution française est son premier essai.

 

Éditions BERENICE – mise en vente : mai 2010 – Collection Cétacé – Prix : 15 euros - Format : 150 x 210 - 192 pages – ISBN 978-2-911232-84-8

 

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L’été a vu la parution de la pièce de Rafaële Arditti, Sarkophonie, dont Jean-Luc Porquet a pu écrire dans Le Canard enchaîné : « On hurle de rire, on applaudit, on est vengés, c’est formidable ! ».

 

Ce livre engagé est une « dissection dyslexique du discours réactionnaire », c’est une réécriture chargée de sens du discours de M. Sarkozy prononcé au Havre le 29 mai 2007, lors de la campagne pour les législatives.

Ce texte fait l’objet d’un solo de clown, spectacle joué au festival d’Avignon en 2009 et en 2010, et près de 150 fois sur scène à Paris et en province.

L’auteur fait apparaître le sens caché du discours, en déformant les mots et les phrases de manière dyslexique, elle amuse les lecteurs avec des jeux de mots : inversions de syllabes, double sens, etc. 

 « Je ferai tout me ce que j’ai dit : la rébarbilitation de la valeur bétail, la récompense du j’hérite, l’école de la repoussite, la lutte contre les crades, les pleines tranchées pour les pépsidivistes, la suppression de l’excuse de minorité pour les adolinquants, le pleinempoipas, la sécurité raciale profespionnelle, l’augmencration de l’assomoir d’achat, la mordralisation du crapultalisme financier... »

Ce livre s’adresse à tous ceux qui s’intéressent au décryptage du discours politique en général et à celui de Nicolas Sarkozy en particulier et révèle l’hypocrisie du discours réactionnaire et ses mensonges. Il fait réfléchir par l’intermédiaire de l’humour et rend ainsi au clown sa fonction politique de « fou du roi ».

Rafaële Arditti est auteur et comédienne : après des études en histoire, elle se lance dans une carrière de comédienne et de clown inventant un personnage, Le Gendarme, qui évoque Charlot dans Le Dictateur ou le père Ubu. Elle donne corps sur scène à ses réflexions sur la manipulation politique par le langage.

 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : juillet 2010 – Collection Élan – Prix : 8 euros - Format : 130 x 165 - 48 pages – ISBN 978-2-911232-85-5

 

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PARUTIONS : octobre 2010

 

 La seconde vague de parutions vient d’avoir lieu en ce début d’octobre 2010. Avec des surprises de choc !

Le dernier livre de Pierre Maubé, poète rare, qui nous donne avec Le dernier loup un ouvrage qui fera date et qui touchera de nombreux lecteurs ainsi que les poètes… Son livre est préfacé par Bruno Doucey.

 

Le dernier loup

Liminaire

 

Les cinq ensembles de textes qui composent ce recueil peuvent paraître disparates. Ils sont pourtant, faut-il le dire ? intimement liés.

« Ah, insensé qui crois que je ne suis pas toi ! » disait (nous dit toujours) Hugo. « Ah, insensé qui crois que passé et présent diffèrent », pourrait-on proposer en écho.

Nuit des temps ? Obscurité présente. Légende des siècles ? Rumeur d’aujourd’hui. Hier s’est déroulé sans nous ? Sommes-nous si sûrs d’être ici…

Tant des choses, bien sûr, se sont évanouies. Mais justement, leur absence nous fonde. Ce que nous essayons de bâtir vacille, car les fondations sont d’exil.

Aujourd’hui est fait de naufrages quotidiens, de clairières amoureuses, d’aléas momentanés – parfois de murmures. Et ce qui nous arrive a longtemps cheminé, l’accident vient de loin, chaque évènement a une histoire, notre histoire. Nos péripéties s’enracinent dans un terreau qu’il serait vain de méconnaître et dérisoire de nier.

Écrire n’est qu’une tentative de percer la fragile carapace du présent pour faire remonter à la surface l’eau noire des souvenirs méconnus, les bruissements, les reptations indistinctes, la rumeur des fantômes et des mares souterraines, la phréatique présence, les reflets oubliés. Au siècle des médias, le poète est médium, sourcier d’ombre.

Poète ?

Ces textes sont-ils récits ou poèmes ?

Puissent-ils être lus avec une attention égale à ce qui est raconté et à ce qui est suggéré. Puisse la musique des mots compléter – et parfois contredire – l’évocation rêveuse, l’historienne sympathie, la narration parcellaire, l’hésitation du sens.

 

 Le dernier loup (1919)

 

La vieille dame a tué le dernier loup.

C’était par une nuit d’hiver, il avait neigé, la cour de la ferme était blanche et brillante sous la lune (était-ce la pleine lune ? je ne sais pas).

La vieille dame vivait seule, avec un petit garçon de cinq ans. Le papa et le grand-père du petit garçon étaient morts à la guerre, la maman était partie. Des voisins aidaient, à tour de rôle.

Vers le milieu de la nuit, il y a eu un grand vacarme. Les bêtes de l’étable remuaient, mugissaient, bêlaient, hennissaient, le petit garçon s’est levé, est venu trouver sa grand-mère. « Vau veser » a-t-elle dit, je vais voir. Elle a mis un manteau de laine, des sabots, a allumé une lampe à pétrole. Elle a pris le fusil de son mari et l’a chargé de chevrotines, calibre sanglier. Elle est sortie sans regarder le petit garçon, qui est allé s’asseoir près de la cheminée où rougeoyaient les dernières braises.

La vieille dame a traversé en grelottant la cour de la ferme, manquant glisser sur la neige durcie, elle a vu que la porte de l’étable était ouverte, le petit garçon ne pensait vraiment à rien.

Elle est entrée.

Elle a tout de suite vu le chien, couché sur la paille, au milieu des bêtes affolées.

C’était un grand chien gris, au poil sale, très maigre. Il avait les yeux mi-clos, et respirait rapidement, insensible au vacarme aux bêtes qui ruaient dans leurs stalles ou se pressaient à l’autre bout de l’enclos. Il avait l’air vieux ou malade, blessé peut-être, épuisé.

« Aquel là... » La vieille dame a très vite épaulé, tiré, deux fois. Le chien a tressailli, a roulé sur lui-même, a retroussé une dernière fois les babines. C’était fini.

Elle s’est approchée prudemment, l’a touché du bout de son fusil. Ce n’était pas un chien. Elle a compris qu’elle venait de tuer un loup. Il y avait longtemps qu’on n’en voyait plus. « Si ritornant... » a-t-elle pensé, s’ils s’en reviennent... Sale temps.

Mais aucun autre n’est venu, dans la ferme ou dans la vallée. C’était le dernier loup, mais la vieille dame ne l’a jamais su, ni les voisins. Le petit garçon l’a compris, beaucoup plus tard, mais il n’avait personne à qui le dire, ça n’intéresse personne les histoires de loup, et puis il ne restait pratiquement plus que lui au village.

Le loup non plus ne le savait pas. Il ne savait pas qu’il était le dernier loup, il ne savait même pas qu’il était un loup, il avait froid, il avait faim, il avait peur, il n’a pas eu la force de faire son métier de loup, il s’est couché sur la paille et il est mort.

La vieille dame a-t-elle pensé à son mari et à son fils, s’est-elle demandée comment ils étaient morts, qui les avait tués, dans quelle boue de Picardie ou des Ardennes ils se trouvaient ? Elle est rentrée, elle a posé son fusil, elle a retiré ses sabots, elle a embrassé le petit garçon, elle lui a dit qu’un grand chien gris était mort, qu’il ne fallait pas avoir peur, ils sont montés se coucher.

« Et ceci se passait en des temps très anciens », quelque part au début du siècle dernier, dans une petite vallée des Pyrénées centrales. Le siècle avant le nôtre. Le vingtième siècle, il y a si longtemps.

La grange est vide maintenant. Le loup est mort, les vaches, les moutons, les chevaux sont morts, la vieille dame est morte, le petit garçon est mort, quelques années après m’avoir raconté cette histoire.

Il n’y a plus jamais de neige dans la cour, les hivers ne sont plus aussi froids.

 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : octobre 2010 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 158 pages – ISBN 978-2-911232-88-6


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En attendant la fin du moi

 

Laurent Fourcaut a écrit un livre de poésie original : des sonnets, où à la virtuosité se marie une totale liberté de ton ! Des poèmes adressés à l’ami Pierre et dédiés au bar de chez Rabah dans le 20ème arrondissement de Paris, aux femmes et à la bière !

Ce livre au titre génial, En attendant la fin du moi, offre au lecteur un mélange détonant qui ne manquera pas de le faire sourire ou même franchement rire. Mais l’auteur a surtout fait naître une vraie œuvre de création inscrite dans la vie d’aujourd’hui.

 

 De retour chez Rabah, Pierre, je bois à nous, 

les timbrés du sonnet, les fondus de la rime, 

qui cherchons dans la bière alternative au crime, 

à la source de sang tétée comme nounou. 

 

Tantôt au Gobe Lune j'ai revu Anou- 

k, une fille mignonne qui exhibe en prime 

un minois rien amer de meuf paumée qui trime, 

elle m'a ignoré, impropre à son minou. 

 

Je sens que je m'étiole, amputé du cosmos 

où ça vibre et ça flue, excitant âme et os, 

je suis là, épuisé, manque de nourriture 

 

que je camoufle en vain en déroute psychique, 

bref, je me fais des films - ça te coupe la chique ? -, 

le trou sexuel, je l'étourdis dans la biture.

 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : octobre 2010 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 144 pages – ISBN 978-2-911232-89-3

 

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Les éditions Bérénice continuent d’éditer l’œuvre du poète de Vénissieux, Thierry Renard, l’ami, le poète, le passionné, un être rare qui fait aimer le rire et la vie ! Après L’injustice commence là, L’espérance récompensée, Citoyen Robespierre, Neptune mambo, La révolution fait le beau temps, le poète nous donne :

 

La traversée du jour

 

Thierry Renard a écrit La traversée du jour, livre de poésie préfacé par Charles Juliet. Avec ce livre, Thierry renoue avec une langue, la sienne, qui nous tient en éveil et nous maintient debout.

« Les poèmes qui forment ce recueil sont sans apprêt. Ils ont une fraîcheur, une spontanéité qui surprend. Qui séduit. Ils donnent l’impression d’avoir coulé de source, la source étant ce murmure qui balbutie en Thierry comme en chacun de nous. Ils procèdent d’une pratique de la non-pensée — une pensée intuitive, libre de toute intention, de tout désir de prouver quoi que ce soit... »

 « Les poèmes de Thierry ont une fluidité et une ampleur qui nous installent dans un indéniable bien-être. Ils nous communiquent un peu de sa transparence, de sa liberté, de cet amour avec lequel il va sans crainte au-devant de la vie. »

Charles Juliet

On lira ma vie dans ce livre

dans ces pages que le vent

tôt ou tard emportera

On la verra s’ouvrir s'éclairer

sortir un peu de l’ombre

On la verra naître puis mourir

naître de nouveau mourir enfin

On connaîtra tout ce qui s’imagine en moi

et tout ce qui s’y trame

les bruissements du vent sous les branches

les lueurs de l’aube dans les vignes

On saura d’où je viens

que c’est ici

le pays d’où je viens

où je suis né

On soignera mes blessures et portera mon deuil

mais on possédera aussi mon espérance

puisqu’on saura que c’est ici

Le pays d’où je viens

 Extrait :

Celui qui parle

se fait entendre

celui qui dit

a les mots justes

celui qui sait

a les mots vrais

Mais celui qui ne sait rien

ne peut pas répondre

Il murmure il bégaie

en silence


Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : octobre 2010 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 101 pages – ISBN 978-2-911232-90-9

 

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Enfin, de David Nahmias, un livre au titre très évocateur et actuel ! Personne ne vient plus libérer Paris par la porte d’Orléans.

Ce pourrait être, avec un tel titre, un livre manifeste. Au contraire, passée la première surprise, le lecteur effectue une visite tout en liberté de la capitale parisienne, la belle endormie, anesthésiée, mais pour encore combien de temps ?

 

Personne ne vient plus libérer

Paris par la porte d’Orléans.

 

Note

 

Paris est le coffret de pierres des archives de mes pas. Son plan de métro, ma Carte du Tendre. Elle m’invite à chaque nom de rue à retrouver l’adresse oubliée d’un souvenir. Il suffit que je me penche sur l’entrelacement de ses artères pour y voir, d’une rive à l’autre, les flashs-back d’un instant perdu qui errait dans ma mémoire en attendant que j’y revienne.

Ce recueil est fait de cela.

 

Métro Varenne

 

Balzac fondu dans le bronze

Métro Varenne

Depuis…

Depuis la comédie humaine

Traverse

                   de rame

                               en

                                   rame

                                   sa voie

Parfois…

Parfois aussi certains descendent

Sur son quai

Parmi eux

Je porte une cape noire

Et reviens d’Anvers ou de Stalingrad

Sans bagage.

 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : octobre 2010 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 72 pages – ISBN 978-2-911232-86-2

 


La poésie est donc à l’honneur en cette rentrée littéraire très bérénicienne. Comme d’habitude, nous n’avons pas fait les choses à moitié et pas non plus comme les autres…

Ces livres et leurs auteurs ont mérité de paraître, d’exister, d’être lus. C’est important également pour une maison d’édition indépendante, une maison qui publie des livres exigeants qui ne laisseront jamais les lecteurs indifférents, voire rarement indemnes…

C’est à vous de jouer ! Quitter l’indifférence, gagner le cœur d’auteurs qui vous toucheront et vous élèveront plus haut que vos nuages. C’est tout le mal que je vous souhaite…

D’avance, je vous souhaite une bonne lecture, d’agréables surprises et vous encourage à renouer ce lien essentiel pour tout être humain que constitue la poésie !

Grâce à votre soutien, nous pourrons continuer de publier livres de théâtre, essais et de poésie !!!!

 

Le Directeur de collection.

Jean-Michel Platier


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==> Découvrez aussi les premières parutions de la collection ELAN :

 

…Qui après nous vivez… de Arnaud de MONTJOYE

 

Alors voilà.

C’est ainsi que tout se termine.

Les cendres au fond des cratères de marbre

et

les gibets

aux croisements des histoires

et

les gestes des amants

leurs magnifiques efforts

et les cicatrices

qui s’abandonnent aux mots

et

les rêves perclus

isolés

sentinelles vigilantes des utopies trahies

tandis que d’Elvire

et de

François tout court

nous ne

saurons désormais

plus rien.

 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : septembre 2009 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 93 pages – ISBN 978-2-911232-81-7

 

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3165 : Monologue d’un bourreau de Bernhard SETZWEIN
 
Les gens frémiront devant toi
comme devant un rat
Ils préféreront se saisir
de la chose la plus visqueuse qui soit
que de te donner la main
Et cela chacun te le dira
En pleine gueule ils te le diront
 
Trois mille cent soixante-cinq
s’il te plaît
Je défie quiconque d’en faire autant
J’étais le plus rapide dans le métier
 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : septembre 2009 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 115 pages – ISBN 978-2-911232-82-4


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Chorale suivi de Avant le chant, le pays noir et de Coda de Claude GOBET
 
Claude Gobet aujourd’hui nous livre son chant, nous dévoile avec pudeur son intimité, nous ouvre donc son cœur en nous tendant les bras. Ses mots composent une musique douce, légère, et cependant extrême.
Il va jusqu’à mettre en notes (de musique !) tout ce qu’il ressent, ce qu’il a rêvé ou vécu.
Il va jusqu’à nous dire la vérité – la sienne – pas celle des autres. Et, pourtant, son chant est loin d’être mineur. C’est un chant des autres, de tous les autres réunis, poussé à voix haute, au bord du monde et de la vie qui très (trop) souvent s’ignore. C’est un chant sans haine mais jamais dépourvu de violence et de saine colère. Ses mots font mouche et ils me touchent.
TR

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : septembre 2009 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 81 pages – ISBN 978-2-911232-79-4

 
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Ton demi-mot de Eugen D. POPIN
 
Coucher de soleil
à moitié ivre
se libérer des dépressions
et voler au dessus des papillons paisibles
 
                                               Abendrot
                                               halb besoffen
                                               Depresionen befreien
                                               und über ruhende Schmettterlinge fliegen
 
                                                                                  Amurg rosiatic
                                                                                  pe jumatate beat
                                                                                  sa te eliberezi de depresii
                                                                                  si sa zbori pe deasupra fluturilor
                                                                                  care se odihnesc pe prundisul umed
 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : septembre 2009 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 120 pages – ISBN 978-2-911232-78-7

 
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La Fin des Haricots - opéra-bouffe d’Eléonore BOVON  

 

Le Prez

Cher amis, chers administrés ! Nous sommes là pour vous rassurer ! Vous vous inquiétez à tort, tout va bien ! Il ne se passe absolument rien ! Ce n’est que vaine agitation ! Oubliez vos préoccupations ! Il vous sera répondu en lieu et heure ! Nous cherchons des solutions pour vous, quel bonheur ! Tout change mais rien ne change ! Jusque là, ça semble étrange ! Mais c’est le début d’un nouvel âge ! Je vous explique le dégraissage ! Vous allez investir dans notre prestigieuse conserverie, les Haricots and Co ! En devenir propriétaires, partager la gâteau ! Comme ça, l’équilibre se maintiendra ! Vous vous allégerez de quelques économies, et les conserves reprendront du poids ! Je rentrerai dans les détails plus tard, en attendant, fin des remous dans la mare ! Commencez à y réfléchir ! Projetez-vous dans l’avenir ! Mais pour mener l’opération à bien, il faut la collaboration de chacun ! Une attitude positive ! Pour éviter la grande lessive ! Cessez votre mauvais esprit ! Séparons-nous en amis !

 

Éditions BÉRÉNICE – mise en vente : septembre 2009 – Collection Élan – Prix : 12 euros - Format : 130 x 165 - 79 pages – ISBN 978-2-911232-83-1

 

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